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Tome second.
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F U M 3 '8 t,

plus clair que lui, les parties fuyantes du coté mêmede la lumière paraîtront très-brunes : oppofez à cecorps brun un fond plus brun que lui; vous verre»alors que les parties fuyantes ne font pas les plu»grands bruns ; mais; que les noirs fe trouvent dans lapartie de l’ombre la plus oppofée aux rayons lumi-neux. .

Ce principe eft appliquable à tous les fuyans descorps ronds, foit qu’il foient compofés de plufieurspetites parties comme une grappe de raifm, les mallesfeuillées d’un arbre, ou que ce foit un corps qui nefoit pas divifé , comme une colonne ou tout autre corpsfolide dont on apperceyra plufieurs faces. ( Article diM. Robin. )

FUMÉE ( fubft. fem. ) Cette vapeur mérite l’atten-tion du peintre. Elle a fourni à Léonard de Vinci unchapitre dont nous allons profiter.

Les milieux des tourbillons àe fumée en font les par-ties les plus obfcures : ils s’éclairciffent & prennentde la tranfparence en approchant de leurs extrémités;•ces extrémités elles-mêmes fe perdent & fe confondentavec les objets qui leur fervent de fond.

Puifque la fumée fe termine imperceptiblement, letombres qu’elje porte ne feront pas elles-mêmes termi-nées, & leurs bornes feront indécifes : elles le ferontd’autant plus , qu’elles feront plus éloignées de la fuméequi les caufe ; elles paroîtront légères , voltigeantes &tourbillonnantes comme elle. A peine la fumée changera-t-elle l’apparence des objets qui feront derrière fes ex-trémités ; elle cachera d’autant moins les corps devantlefquels elle eft interpolée, qu’elle fera plus éloignée