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Tome second.
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pittorefque, tel qu’on peut au moins s’en faire l’idcetCe feroit à des ouvrages de ce genre qu’on reconnoîcroitvéritablement ce caractère divin, attribué aux chefs-d’œuvre des grands genres, dans tous les tems & parmitous les hommes éclairés.

Mais pour revenir à l’art feul de la peinture , je croisque le plus puiffant moyen de le foutenir , eft depropofer des ouvrages des plus grands genres, & den’en laiffer jamais manquer les artiftes, qui, avec destalens déjà diftingués , font dans cet âge où le defirde la gloire éleve l’ame & le courage aux plus hautesentreprifes.

Relativement à l’art que je traite, je compterois furfon exiflence foutenue & fur des progrès, s’il y avoittoujours un certain nombre de ces grands ouvragesprojettes. Qu’on n’o’ojecle pas les frais; ils feroier.cc jmpenfés par la gloire nationale. Les moyens? One n trouveroit en engageant les grands étabiiflemens ,les ordres riches, lorfqu’on leur accorde des grâces,les municipalités, à porter plutôt à des ouvrages decette efpèce qu’à des magnificences paffagères, cesfommes dont l’emploi précaire ne laiffe aucun fou-venir. Que ces atteliers s’établiffent, foit dans lacapitale, foit dans les provinces; les jeunes artiftess’emprefferont de folliciter pour en être les chefs. Ilss’en occuperont en arrivant de Rome, dix ans , s’il lefaut, & feront, pendant ce tems au moins, à l’abri del’influence des mœurs pernicieufes, & du goût, fou-vent égaré, de la capitale. Ils formeront & avance-ront des élèves, en raifon des fecours dont ils aurontbefoin,& fi, fur dix de ces grands ouvrages, en-trepris dans des galeries ? dans des réfectoires, dans