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■flans ceux qui le pofsèdent, des qualités de l’efpritaffez rares pour mériter les noms d’invention & degénie ?
Il y aura du génie dans le deffin, quand le deffinfera très-expreffif. Si cela n’étoit pas , comment pour"roit-on, dans une feule ftatue, reconnoître le géniede l’artifte? Mais un deffin, ou fi l’on veut une ftatuequi, peu expreffive, fera d’ailleurs correéle & pure ,témoignera un grand talent & non du génie.
Il y a du génie dans le clair-obfcur, quand il efltellement adapté à l’expreffion générale, qu’il contrf"bue à la fortifier & qu’il en forme le complément. Ledéluge du Pouflin eft un tableau de génie, & le clair*■obfcur de ce tableau fait une partie capitale du geniequ’on y admire.
Mais des effets piquans de clair-obfcur peuvent-être'le produit de l’obfervation , & ne fuffifent pas pourfuppofer le génie. Accorderons- nous le génie a. un peintrehollandois, pour avoir repréfenté des effets qu’il aura-cent fois obfervés dans un laboratoire obfcur, éclairéjar le feu d’une forge ?
L’art de draper fera une opération du génie , quandles draperies contribueront elles-mêmes à l’expreffion ,comme nous l’avons obfervé de celles de Raphaël àl’article Draper. Enfin le génie aura fon influencejufques fur les moindres accefloires. Mais la compofi-tion , le deffin, le clair - obfcur, la couleur n’appar-’tiennent au génie, qu’autant qu’il s’en empare pour les'faire concourir à l’expreffion.
M. Reynolds femble avoir confondu le génie avec letalent. « Le génie , dit-il, quelque définition qu’on en-» donne, eft dans l’art un produit de l’imitation. Cet,
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