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Tome second.
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fentes fuîtes 3e payfages & des fujets d’ornemens ; lecadet eft Gérard, qui a immortalifé le nom des Au-drans.

U eft vraifemblable que Gérard demeurera long-temps le premier des graveurs dans le genre de l’hif-toire traitée à la maniéré de l’école Romaine; car ilfaut peut-être un plus grand fini , & furtout plus d’imi-tation de la couleur pour graver d’après les maîtresFlamands & Vénitiens. Il apprit de fon pere les élé-mens de fon art, & alla fe perfeâionner à Rome danscelui du delîin. Après y avoir confacré trois ans àl’étude la plus affidue, il vint à Paris exercer lesgrands talens qu’il avoit acquis.

Il avoit un excellent goût de defiin ; & comme il gra-voit d’après de grands tableaux , & que par conféquentfes figures étoient d’une proportion bien inférieure àcelle de fes originaux, il arrivoit fouvent que feseftampes étoient mieux deffinéës que les tableauxqu’il copioit, fans qu’on pût lui reprocher d’en avoirchangé le defiin. En effet, dans une fi forte réduSion ,un renflement ou une diminution infenfible du con-tour produit une différence confidérable. Ainfi le Bruntraduit en gravure par Gérard Audran, perdoit de larondeur & de la péfanteur qu’on lui reproche, fansque lui-même eût pu dire commént, fous la main defon graveur, fon defiin avoit pris un cara&ère plusfvelte, plus méplat, plus cara&érifé.

Il eft aifé de fe faire une idée de cette forte decorreftion. Suppofons qu’une figure de le Brun, qu’Au-dran fe propofoit de graver, eût une proportion dix foisfupérieure à celle qu’elle devoit prendre dans l’eftampe :fi pour rendre un membre de cette figure plus élé-

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