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manière toute différente: qu’il reporte fes regards furJ’effampe, il reconnoîtra qu’on ne pou voit le gravermieux, & que même les travaux de Gérard Audran,ont un charme & une raifon qhe n’auroient pas tousceux par lefquels on les pourroit remplacer. On re-connut que tous lui étoient infpirés par un fentimencprofond de fon art, & de celui de la peinture. Ilne peut avoir d’imitateurs; pour graver comme lui, ilfaudroit être lui-même.
On voit, comme nous l’avons dit, par plufieursparties de fes ouvrages, qu’il avoir un maniement deburin très-beau & très-hardi. Il .n’auroit tenu qu’àlui déplaire par le métier, s’il n’avoit pas mieux aiméfonder fa gloire fur l’art. Il eft vrai qu’il a gravéd’une manière roide au burin pur l’eftampe d’Enée &Anchife d’après le Dominiquin : mais celle de la femmeadultère d’après le Pouffin eft auffï au burin pur ; &il faut y regarder de fort près pour s’en appercevoir :elle eft dans fa manière ordinaire, & au lieu de fairebriller l’outil, il n’a cherché qu’à le diffimuler. Seschefs-d’œuvre font le Pyrrhus fauve d’après le Pouf-fin , le Temps qui enlève la vérité d’après le mêmemaître , le martyre de Sainte-Agnès d’après le Domi-niquin, celui de Sa>nt-Laurent d’après le Sueur, lesbatailles d’Alexandre d’après le Brun , &c.
Cet artifte' qui n’a pas été remplacé , recevra tou-jours les hommages des vrais connoiffeurs : mais levulgaire des amateurs lui préférera la manière léchée,qu’il eft bien plus aifé d’acquérir. Pour graver, noncomme Gérard Audran , car fa gravure lui appar enoit,mais aufli bien que lui, il faudroit avoir le fenti-ment qui l’animoit ; mais avec quelqu’adreffe dans la,
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