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témoigne fon étonnante facilité. Que l’on jette uacoup-d’oeil rapide fur fa Madeleine pénitente; on enadmire l’effet, I’expreflion , la propreté. Qu’on la re-garde plus attentivement ; on eft étonné de la hardieffede touche qui y règne, & c’eft précifément cettetouche qui y répand un efprit de vie. Ce fecretfembleêtre mort avec lui pour les graveurs au burin. Le Brun ,dans cette eftampe , paroît grand colorifte , &. l’on doitavouer que ce tiès-habile maître , traduit par Edelinck& par Audran , femble avoir eu des perfections quilui manquoient. Edelinck n’a pas fait d’ouvrages mé-diocres ; on trouve dans tous de la chaleur , toutesfes têtes font vivantes. On compte entre fes chefs-d’œuvre la Sainte-Famille d’après Raphaël , la famillede Darius devant Alexandre , la Madeleine & le Chriftaux anges d’après le Brun, les portraits de Desjardins,de le Brun , de Rigaud ; mais de toutes fes efiampes,c’étoit au portrait de Champagne qu’il donnoit la pré-férence, & on ne lui refufera pas la qualité de con-noiffeur. Sa Sainte-Famille eft plus vantée que tout lerefte , parce que c’eft le premier ouvrage qui ait faitfa réputation ; on continua, lorfque l’auteur fe fêt fur-paffe lui-même , a répéter les éloges qu’on avoit donnésd’abord à cette eftampe, qui eft en effet d’une très-grande beauté.
(105) Pierre v an -Schuppen, natif d’Anvers 8ccontemporain d’Edelinck; fut appelle comme lui parColbert, & la France fembloit avoir Je droit de reven-diquer un artifte à qui elle avoit donné l’éducation ; ilétoit élève de Nanteuil. Comme fon maître, il a gravédes portraits d’après fes propres deflîns. Il mérite d’êtreplacé entre nos meilleurs graveurs au burin, & fon
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