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deffin eff correél. Il a fur-tout gravé des portraits entrelefquels ont peut diftinguer celui de Vander Meulen;mais il s’eft fait auflî de la réputation par la gravurede'l’hiftoire & fur-tout par fa Vierge d’après Raphaël.On ignore le temps de fa naiffance, mais on fait qu’ilefl mort à Paris en 1702. Son nom feroit plus célèbre , fiEdelinck n’avoit pas été fon émule -, on peut céderfans honte à un rival fi redoutable.
( xo6 ) Les deux frères Pierre & François Aquiia ,floriffoient en même-temps en Italie par un genre très-different. Ils éroient natifs de Palerme, & ont gravéà Rome à l’eau^forte vers la fin du dix - feptième fiècle.Ils ont publié de bonnes efiampes d’après de grandsmaîtres, tels qu’Annibal Carrache , Carie Maratte , &c.La bonté du deflin fait le principal mérite de leur tra-vail qui étoit un peu maigre , mais bien conduit. Aurefte, ce n’efl qu’en général qu’on peut leur reprochercette maigreur; on connoît des efiampës de PierreAquila qui font d’une pointe très-moëlleufe.
( 107) Nicolas Dorigny , fils cadet de Michel,dont nous avons parlé, naquit à Paris en 1657 , & efi:mort dans.,la même ville en 1746. Il fut d’abord avo-cat , quitta le barreau pour la peinture , & celle-cipour la gravure. Il alla étudier les grands maîtres enItalie, & y refta vingt-huit ans. C’eft l’un des plushabiles graveurs qui aient afTocîé la pointe au burin ,& peut-être doit-il être regardé , après Gérard Audran ,comme le premier graveur pour la grande hifioire :quoique bon deffinateur , fon deffin n’ëft pas d’un auffigrand goût que celui d’Audran , & fes travaux fontmoins pittorefques. Ses eftampes de la Defcenre decroix d’après Daniel de Voltaire , de la Transfiguration