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foie aidé par un imprimeur intelligent, & homme degoût. La réunion de ces qualités dans deux perfonnesd’un talent différent ne peut être commune ; auflivoyons-nous qu’il y a bien peu de vraiment belleseftampes imprimées en couleurs. Quel £aroit donc l’or-gueil de la gravure fl elle pouvoit, à tous fes avan-tages , joindre encore ceux du coloris ? Nous fommesbien éloignés de décourager les graveurs des louablesefforts qu’ils font pour y réufflr ; mais nous croyonsque la gravure a fait affez pour fa gloire & pour l’u-tilité entre les mains des Audran, des Edelinck, des,Drevets , fans prétendre vainement aux effets brillans& hardis du pinceau , & à l’harmonie des couleurs.
La gravure en manière noire, celle à l’imitation dulavis, 8c celle en couleurs à l’aquarelle, ont toutestrois le même défaut par elles-mêmes , celui d’être dspeu de durée , & de s’ufer promptement à l’impref-fion. On ne peut en tirer qu’un petit nombre de bonnesépreuves, à caufe du peu de folidité des travaux faitsfur le cuivre. Comme ils n’en effleurent, pour ainfidire , que la furface , ils font bientôt affoiblis par lamain de l’imprimeur & par l’imprelîion fur le papier.Il eft vrai qu’on peut les retoucher facilement ; maisles épreuves faites après les retouches font ordinaire-ment inférieures aux premières. Les gravures au burin ,ou à l’eau - forte retouchée au burin, n’ont pas cedéfaut , par la raifon oppofée. On peut,' quand le cuivreeft de bonne qualité , tirer de celles-ci un grand nombrede bonnes épreuves; âu refte tous ces avantages & cesdofavantages font compenfés par le plus ou moins détemps qu’on met à graver dans une manière ou dansune autre ; une gravuri en manière noire ou au lavi#
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