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Tome second.
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n’exige pas le quart du temps qu’il faut employerpour une gravure au burin de pareille grandeur-, c’eltpeut-être même cette célérité dans l’exécution & l’ef-pérance de plaire & de féduire par les couleurs, quiont engagé tant de jeunes élèves à s’adonner à \zgra-vure à l’aquarelle -, c’eft à cela fans doute que nousdevons une infinité de médiocres eftampes,qui n’ontfait aucun honneur à leurs auteurs.

La gravure en bois a été pratiquée avant la gravureen taille - douce. « L’opinion la plus générale , dit» M. Hubert eft qu’elle tire fon origine des cartiers,» ou faifeurs de cartes à jouer, nommés en Allemand» formfchneider, (tailleurs de formes ou de moules)» parce que le méchanifme en eft à-peu-près le

* même fur-tout par rapport aux cartes allemandes. Il

* réfulte des recherches de nos favans que les cartes» étoient en ufage en Allemagne dès l’année 1300.

» L’impreffion des images étoit anciennement la» même que celle des cartes. Après avoir chargé de» noir la planche de bois , ou le moule, on y ap-» pliquoit une feuille de papier humeâé ; enfuite on» paffoit plufieurs fois fur cette feuille un frottoir de» crin ou de bande d’étoffe , 8 c l’on frottoit ce papier» fur le moule. Cette opération faite, l’empreinte de» l’image paroiffoit fur le papier. Qu’on examine les» anciennes gravures en bois, & les anciens livres» d’images imprimés d’un côté, oh découvrira aifiment» cette opération furie revers qui eft Iifle , & quelque-» fois maculé.

» Après avoir produit des images de Saints, on grava» auffi des fujets d’hiftoire , & on y ajouta, par les» mêmes procédés , une explication en bois. Ce font