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Tome second.
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G R O

qui Imite le bas-relief ou ce qai n’eff qu’une peinturégrife. En même-temps nous penfons que c’efl dansl’idée de feindre un bas-relief, en négligeant cependanttous les détails des teintes, qu’on a produit des gri-failles ; & fi, dans ce genre, on a fait des ouvragesprécieux, ils l’ont été par la compofition & le deffm.

( Article de M. Robin.)

GROTTESQUE, (adj. ). Une figure grottefque,c’eft-à-dire une figure d’une proportion ou d’une confftruflion vicieufe & ridicule. Callot fe plaifoit à fairedes figures grottefques.

Grottesqüïs, (fubff. mafic. ). Ce mot ne s’emploiequ’au pluriel. On appelle grottefques en peinture, desornemens qu’on nomme auffi arabefques.

L’étymologie du mot grottefques eff aujourd’hui fipeu relative au fens qu’on lui donne le plus ordinai-rement, qu’il eft bon de la rappeller.

Des élèves de Raphaël, dit-on, découvrirent, dansde» grottes antiqiies , des ornemens de ftuc ou depeinture, d’après lefqueis leur maître en compofa dumême genre qui furent appelles grottefques , relati-vement aux lieux où l’on en avoît trouvé des modèles.Il efl: allez vraifemblable q^e l’abus qu’on a fait de cesornemens, fufceptibles d’une infinité de formes chi-mériques , y a introduit des figures ridicules , &qu’alors , on a appelle des grottefques les figures que lanature même avoi’t douées de difformités rifibles, qu’onîmitoit. L’étymologie s’efi oubliée d’autant plus fa-'cilsment, qu’elle n’avoitpo nt de rapport au caraflèred» ces fortes de figures ; mais le mot adopté dans 1®dernier feus dont je viens de parler, a dû influer fur