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expofe, d’une manière plus fenfiblement choquanxel’orgueil immodéré , & l’affeélation d’une dominationrévoltante, qu’un tableau qui auroit été compofé dansle môme cara&ère.
Le véritable intérêt des Princes & des hommes il-luftres à qui on élève des ftatues , fur-tout fi elles fonthijloriées, eft donc qu’elles n’offrent jamais d'allégoriesfaftueufes ni offenfantes pour l’humanité.
C’eft dans cet objet des Arts, que les grands prin-cipes des convenances doivent diéler les règles du véri-table goût, du goût de tous les temps.
Si on les enfreint, on doit s’attendre qu’il arriveraun moment , où, ce qu’on regardoit comme noble,grand, impofant, paraîtra ridicule , petit & choquant,& ce fera pour toujours. 0n doit avouer que cettefaute n’eft pas entièrement celle des Princes : ilsfont peu inftruits des convenances univerfelles, foiemorales, foit artielles.
Les portraits hijloriés , foit qu’ils repréfentent desprinces , foit qu’ils repréfentent des particuliers ,deviennent ou des déniions, ou des critiques amères ,lorfqu’ils ne font pas fimples , & que les acceffoires nefont pas appropriés avec la plus grande fineffe de goûtau caraélère qu’ils doivent avoir , & aux loix de laconvenance, des bienféances & des conventions utiles.
Les tableaux-portraits, confacrés à la gloire ou à lavanité des Royaumes & des villes, ont lieu relative-ment à certains évènemens qui occafionnent des aélespublics ; efpèce de pantomimes nobles , dont les motifslont quelquefois aufli louables que l’exécution en eftridicule. v
J1 eft plus ordinaire, par toutes les raifons que j’ai