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«xpofées , que l’Artifte confacre les ridicules de l’exé-cution , que le mérite de 1 intention.
Cet abus du genre étoit moins ordinaire cependant,lorfque les peintres d’hiftoire étoient chargés de cesfortes de grandes compofitions, parce qu’indépendam-ment des connoiffances, & de l’habitude plus grandede difpofer un grand nombre de figures , ils jouiffoiencd’une certaine confidération qui pouvoir les affranchirdes volontés des hommes puiflans par leurs places &leur rang. Lorfque Titien, Rubens, Van-Dyck, Ra-phaël peignoient le portrait hijlorié , quel original eneffet, auroit ofé leur impofer la loi de faire un tableauridicule ’ Ces Artiftes fuivoient donc plus univerfelle-ment les convenances générales & celles de l’Art. Lamanière favante & franche dont l’Artifte l'aififfoit lemaintien , le cara&ère ; l’habileté avec laquelle , dansles portraits particuliers, il avouoit les défauts de fesmodèles , fans les exagérer-, la vérité enfin de la cou-leur , de l’effet, & la beauté du faire donnoient à cesrepréfentations, le mérite durable dont elles font fuf-ceptibles.
"* D’ailleurs , un grand Peintre d’hiftoire ne peignoicle plus fouvent que de grands perfonnages , ou dumoins des perfonnages diftingués. S’il facrifioit de (ontemps ou de fes loifirs à des objets moins importans,il arrivoit que l’eftime qu’obtenoient fes ouvrages &la gloire de fon nom refté dans la mémoire deshommes , & confacre dans les colleâions, prêtoient ,aux fujets mêmes inférieurs , une dignité que cesfujets n’avoient point par eux-mêmes. Le particulier^ ignoré devoit vivre dans la poftérité par le mérite d»la vérité & par le grand talent de PArtifte.
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