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ife il eft encore furprenant qu’en négligeant ce choix#ils aient réduit cette négligence en principe. Mais teleft l’abus du raifonnement de la part d’hommes peuinftruits. Ils ont dit : le tableau doit être une copiede la nature , la feule tâche du peintre eft de chercher à l’imiter telle qu’elle efts’il y parvient, il aatteint fon but , & prétendre l’embellir , eft unechimérique prétention. Ce raifonnement n’eft pointapplicable à l’art de peindre 1 ’hijloire. Les faits quecet art repréfente , ne font pas fous nos yeux , ilsne font tranfmis à notre penfée que par le récit deshiftoriens -, c’eft notre imagination feule qui s’en formedes tableaux , 8c c’eft. aufii l’imagination que l’aitdoit fatisfaire. Ainfi, quand l’ouvrage de l’artifte doitm’offrir un Apollon , les idées que je me fuis faitesde cette figure célefte , ne peuvent être égalées parle portrait le plus exad d’un beau jeune homme quiaura fervi de modèle à l’artifte. Pourquoi ? c’eft qu’iln’eft point de jeune homme dans la nature, quiréuniffe toutes les b'éautés dont mon efprit aura formécelles d’Apollon,..Commetit donc reprcfenter ce dieuftLes Grecs nous l’ont appris : c’eft en raflemblant toutesles beautés êparfes dans diverfes figures de jeuneshommes , 8c compofant de ces beautés, comme dansla figure fublime du Belvèdere , un enfemble plusparfait que la nature même, prifp dans le plus belihdividu. De ce raifonnement découlent deux véritésbien remarquablesla première, c’pft que l’excellenceofferte par l’art, n’eft point purement idéale , maisqu’elle eft le réfultàtfdu talent de bien copier lanature chotfie. La fécondé c’eft qu’allé fuppofe dansl’artifte capable dé te choix , plus de eottnoiffàncesj