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Itéceffaires pour la manière dont il expofe Tes ouvrages ,
* peut opérer une illujion complette par des peintures de
c fruits, de rideaux , de bas-reliefs , d’ornemens d’archi-
6 teélure, & d’autres objets femblables ; mais il ne fera
il jamais prendre pour la vérité même un tableau qui fup-
n pofera des plans variés & un certain enfoncement.
11 Si donc l 'iilufion étoit la première partie de la pein-
ture, la plus grande gloire, dans ce genre, feroit ré-fervée aux peintres qui ne traitent que les plus petitsi détails de la nature , & le dernier de tous les genre*
> feroit celui de l’hiftoire , parce qu’il fe refufe plus que
® les autres à la parfaite illufion.
i » On voit , dit Félibien , de certaines remarques
' qu’Annibal Carrache a faites fur les vies des peintres
t » de Vafari, & à l’endroit où il eft parlé de Jacques
» Baflan , il dit : Jacques Bajjan a été un peintre» excellent & di -ne de plus grandes louanges que» celles que Fafari lui donne , parce qu’outre lesn beaux tableaux qu’on voit de lui , il a fait encore» de ces miracles qu'on rapporte des anciens Grecs ,f x> trompant par jon art , non-feulement les bêtes , mais
, n les hommes : ce que je puis témoigner , puifqu étant
» un jour dans fa chambre , je fus trompé moi-même tt » avançant la main pour prendre un livre que je
> » çroyois un vrai livre , & qui ne l’étoit qu’en pein-» ture ».
t Eft-il bien certain qu’Annibal ait fait cette note?
» ftlais s’il l’a faite, il ne faut pas fe laiffer féduire pac
; quelques mots peu réfléchis, échappés à ce grand ar-
, tifte. Surpris d’avoir été trompé lui-même par un ou-
Vtage de l’art, il a mis , fans y bien fonger , trop) (d’importance à cette petite aventure ; m«u *n peut êtrç