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bien sûr qu’il n’auroit pas donné l’un de fes moitidrfeitableaux d’hiftoire pour le livre peint & découpé daBafl'an.
Nous pourrions ajouter bien des chofes fur 1 ’illufzon:mais nous croyons plus convenable de laiffer parlerM. Cochin , artifte non moins célèbre- par la sûreté defon jugement & la pureté de fon goût , que par le*ralens. ( Article de M■ Levesque. )
ILLUSION dans la peinture. Si l’on obferve âquel degré à'illufion la peinture peut atteindre , ontrouvera qu’elle parvient à tromper les yeux ., au pointde mettre les fpeélateurs dans la néceflité d’employerle toucher pour s’àffurer de la vérité , lorfqu’il eftqueftion d’objets de peu de faillie , tels que des mou-lures , des bas-reliefs & autres objots femblables ; maisque Yillufion s’afFoiblit lorfque les mêmes objets pré»fentent un ou deux pieds de faillie, Nous accorderonsencore qu’elle peut avoir lieu au premier inftant,dans les tableaux de fleurs, de fruits ou d’autres re-prél’entations fans mouvement, quoique ce ne foit or-dinairement qu’avec le fecoufs de quelque effet delumière ménagé à delfein , joint à quelque motif quioblige le fpeélateurà reflenà une allez grande^diflancsde ces imitations , pour empêcher les regards d’enjuger avec autant d’exaûitude qu’ils le feroient famcet obftacle ; mais il eft fans exemple qu’un tableau deplufieurs figures , expofé au grand jour, ait jamais faitcroire à perfonnc que les objets repréfentés , fuflent eneffet des hommes véritables.
Nous ne nous arrêterons donc pas à quelques faitjqu’on pourroit alléguer en faveur de la polîibilité deXillufion dans la repréfentatron de la figure humaine*
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