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iîfé de'féntîr que toutes ces parties n’ont qu’un rapporttrès-éloigné à Villufion proprement dite.
En effet, pour parvenir Amplement à ce but, un géni*froid & ftérile d’ailleurs, qui faifiroit l’aftion néceflaireà donnera {'es figures , 8c qui la rendroit avec vrai-femblancè, rempliroit également fon objet. Les attitudesles plus naturelles 8c les plus fimples , quoiqu’ellesn’euflent rien de pittorefque & de gracieux , fuffiroient.Toutes fortes d’afpeéls feroient égaux , dès qu’il nes’agiroit que de les rendre avec vérité. Les contraftesingénieux , l’enchaînement des grouppes 8c des maffes ,n’y ajouteroient aucun mérite. On peut toujours pré-tendre à être vrai, quelque difpofition qu’on ait donnéeà fon fujet ; & les diftributions parfcmées , fi défa-gréables à l’homme inftruit, en font également fuf-ceptibles.
A l’égard du defiin , pour atteindre à Villufion , iln’a pas befoin de choix ni d’une correélion favante au-deiïus de ce qui eft apperçù dans la nature par les yeuxles moins exercés. Il fuffiroit d’y obferver ces détails,quelquefois d’un goût mefquin , mais qui rappellent àl’efprit la nature la plus connue.
Le coloris le plus adfnifé n’eft pas même toujourscelui qui eft le plus vrai. Il n’eft fans doute pasvéritablement beau , lorfqu’il s’éloigne trop fenfible-ment de la vérité ; mais il a befoin de beaucoupd’autres qualités, pour attirer l’éloge des connoiflems.Il y faut de la fraîcheur , de la légèreté, une trans-parence dans certains tons , même au-delà de ce quéla nature en laiffe appercevoir. Remarquons encoreque les colorifi.es les plus eftimés ont un peu outré lesbeaatés qu’ils ont fu voir dans la nature. Si quelques"** H iv