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Tome troisième.
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très pour la partie dans laquelle chacun d'eux fexcellé. _

Raphaël eft lui-même un exemple de l’utilité qu’uniartifte peut retirer de 1 ‘‘imitation de fes prédéceffeurs.

Il avoit reçu de Pérugin , fon maître , la manœuvrede l’art & la pratique d’un deflin exaét & correü : jil prit à Florence, dans les ouvrages du Malfacio , une fpremière idée de l’antique , & celle d’une meilleure Imanière de drapper ; dans les ouvrages de Michel- jAnge, la grandeur du traita dans ceux de Barthélemi ;de Saint -Marc , l’art d’empâter plus fortement fescouleurs, & d’aggrar.dir fes mafies.

Après avoir copié dans les meilleurs maîtres quelques-unes des parties dans lefquelles ils ont excellé , il faut ;chercher dans la nature, & y copier des parties fèm-blables : c’eft ainfi que l’on compare la nature à l’artle plus exquis, & qu’on apprend comment la nature ;doit être vue par le grand artifte 1

Mais plus encore que les meilleurs artiftes mo-dernes , l’antique & la nature doivent être les prin- icipaux objets de limitation ; ils ont été les maîtres des |plus grands maîtres, & c’eft à eux fur-tout qu’il fautdemander des leçons. Ce qui eft véritablement dan-gereux , c’eft de fe traîner fur les traces d’un feulartifte : on chargera fes défauts, & l’on n’aura ja-mais toute fa beauté ; aucun imitateur d’un feul maîtrene s’eft fait un grand nom ; les élèves de Raphaël lui-même n’auroient laifle qu’un nom obfcur , s’ils n’a-voient pas eu des parties qui les diftinguent de leurmaître.

Le Poulîin a beaucoup vu , beaucoup étudié, beau-coup obfervé ; mais il a peu copié. Il fe contentoil