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tention de l’art & la loi de la nature. Cependant quecette légèreté ne vous empêche ni 'd’être correél endeflinant, ni de vous aflervir aux convenances mo-rales, à quelque âge & dans quelque circonftance quevous foyer : la légèreté en ce genre feroit un défaut.( Article de M. Wa t e le t.)
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LIBERTÉ, ( fublt. fém.). On entend par ce motnon-feulement l’état oppofé à celui d’efclavage, maisencore l’exemption de tous les aflujettifTemens, detoutes les craintes , qui rendent la fituation de l’ingénufemblable , à quelques égards , à celle de l’efclave.
C’eft une qualité importante dans l’exercice desbeaux - arts. Il faut que le peintre & le fculpteur,comme le poète & l’orateilr, en jouilfent d’une ma-nière indéfinie , pour produire des ouvrages d’une grandediftin&ion. Tout ce qui gêne le moral ne peut qu’arrêterles fuccès qui dépendent de l’efprit.
Alexandre, dit-on, vouloit que les feuls noblespulfent exercer la peinture & lafculpture. Car les noblesl'ont fenfës jouir d’un degré de fortune qui les metau-deffus des befoins. Ils peuvent créer, fans attendrequ’un homme opulent les gêne par des ordres ridicules,& ceux qu’ils pourraient recevoir leur font donnés avecplus de circonfpeélion que ceux qu’on prefcriroit àun efclave forcé par la néceflité de fubir le joug. Lesnobles élevés communément avec des fentimens plusfiers que les gens du peuple, fe doivent prêter plusdifficilement à un maître peu raifonnable qui voudraitcontrarier leur goût, & leur réfiftance doit contribuer