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Tome troisième.
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ti les faire réuflir, en les laiflant plus libres de fuivrela pente de leur inclination dans le choix du genre oudes parties de l’art.

Ainli, en laiffant de côté tout ce qu’une éducationnoble & foignée porte d’avantages avec elle par lesdiverl'es lumières qu’elle donne, on fent combien unehonnête extra&ion peut influer furie fuccès, parl’efpritde liberté qu’elle infpire aux artifles bien nés.

Tout ce que nous difons ici fur le bonheur d’êtrenoble quand on embraffe les profeflions des arts, s’en-tend de toutes perfonnes qui ont été élevées & quivivent noblement. Eh ! quel feroit le leéleur capablede croire que tout ceci ne peut s appliquer qu’à ceuxqui , dans nos mœurs , tiennent de leurs pères desdegrés de noblefle prouvés par des parchemins !

Quand on a dit qu’Alexandre ne permettoit qu’auxnobles d’exercer les beaux-arts , on a qntendu fansdoute que cette loi n’excluoit que les hommes en fer-vttude ou ceux que la misère met dans la dépendance.L’hiftoire des peintres de ce temps-là prouve cette con-léquence raifonnable.

Les Grecs, imbus de préjugés fi favorables au pro-grès des produ&ions de l’efprit humain , les ont éle-vées à un point fi éminent,] que depuis elles n’ontpu que déchoir. Nulle part les arts n*ont été fi libres &fi honorés que chez eux. Ils les ont portés dans l’Italie jmais lorfqu’ils y parurent, les Romains, tous guerriers ,ne permirent qu’aux efclaves de s’occuper des travauxdu génie qu’ils regardoient comme futiles. De là vientque, dans ces commencemens, les Romains n’eurentpoint d’artiftos diftingués. Les feuls Grecs enrichirentRome de chefs-d’œuvre. Mais lorfque raffafiés de con-

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