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Tome troisième.
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lumière ferrée ; car alors les objets fe préfentent à lavue d’une manière plus nette, plus diftin&e & moinsfuyante.

Il eft aile' de fe procurer une démonftration fcnfiblede la dégradation de la lumière : il fuffit pour celad’entrer dans une galerie longue, & bien égalementéclairée dans toute fon étendue. Le fpe&ateur s’apper-cevra que la partie la plus voifine d» fon œil eft laplus lumineufe , & que la clarté femble diminuer àmcfure qu’il porte plus loin fes regards. L’expériencedeviendra plus frappante encore, fi la galerie eft ornéede ihttues de marbre blanc, placées à des diftanceségales : il verra que la ftatue la plus éclairée eft laplus proche de lui. S’il le place de manière qu’il puiffevoir toutes les ftatue? fe détachant les unes fur lesautres, il reconnoltra que la fécondé fe détache en brunfur la première, & ainfi de toutes les autres. Il eneft tout autrement des ombres qui s’aftoibliftent toujoursà mefure qu’elles s’éloignent, parce quîil.le place,en proportion de l’éloignement, entre l’objet ombré& l’œil du fpeâateur, une plus grande quantité devapeurs imprégnées de lumière. Ainfi donc , fans fertirde cette même galerie, luppofons que les ftatuesfoient de bafalte , au lieu d’être de marbre blanc :alors le fpeâateur verra que la première fe détacheen noir fur la fécondé , & que la plus éloignée de toutesparolt aulli la plus claire.

Une règle affez généralement obfervée, c’eft que laplus grande lumière doit frapper fortement le milieudu tableau. Mais cela ne fignifie pas que cette lumièreprincipale doive être la feule. On fait que Rembrandts’eft plû , dans un très-grand nombre de fes ouvrages,