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Tome troisième.
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à n’cmpîoycr qu’une feule maffe de lumière : cettepratique donnoit à fes tableaux un piquant que neprocurent pas des effets plus harmonieux , & les grandsfuccès de ce maître ne permettent pas de le condamner;mais il feroit dangereux qu’il eût un trop grandnombre d’imitateurs : en effet, ce n’eft pas ce que lanature offre le plus rarement, qui doit être le prin«cipal objet de l’art. On peut fans doute l’imiter quel-quefois dans les occafions où elle rend d’autant pluspiquant le bienfait de la lumière qu’elle l’épargne da-vantage ; mais elle en ell ordinairement prodigue; c’eftmême cette prodigalité habituelle qui conftitue foncaraélère, & c’eft dans ce caraélère qu ? il faut engénéral l’étudier & la rendre.

Les Peintres Vénitiens , & Rubens qui avoit puiféfes principes dans leurs ouvrages, fe font fervis , ditM.Reynolds, de plufieurs lumières fubordonnées. Maiscomme, dans la compofition , il doit y avoir ungrouppe dominant, il doit aufti, dans la diftributiondes lumières, y en avoir une qui domine fur les autres :Il faut que toutes foient dîftinétes & variées dans leursformes, & qu’on n’en compte pas moins de trois. Lalumière principale, ayant plus d’éclat que les autres,doit avoir aufli plus d’étendue.

Les Peintres Hollandois ont particulièrement excellédans l’entente du clair-obfcur , 8c ont montré, danscette partie, qu’une parfaite intelligence peut parvenirà dérober entièrement à l’oeil toute apparence d’art.

Jean Steen, Tenlers, Oftade, du Sart, & plufieursautres maîtres de cette école, peuvent être cités commedes modèles , & leurs ouvrages propofés aux jeunesartiftes, comme des objets d’étude pour cette partie.