M A C H I N E , ( fubft. fém. ). Une compofitioAdans laquelle le peintre fait entrer un nombre d’objetsdont l’heureufe combinaifon demande du génie , eftdéfignéc en terme de peinture par le mot machine •
Ce mot eft principalement employé à figniner unegrande compofttion, telle qu’eft ordinairement unplafond, une coupole, ouvrages qu’on peut regardercomme les grands poëmes de la peinture; mais, engénéral , un tableau qui offre un nombre de figures& d’objets confidérable, & pour l’heureux affemblagedefquels le génie a befoin de toutes fes reffources,eft appelle par les artiftes une machine , une grandemachine .
Cette exprelfion renferme des idées étendues denoblcffe, de grandeur, d’intérêt, de dimenftonsmême,qui font qu’on ne s’en fert pas pour des productionsdans lefquelles toutes ees chofes ne fe trouvent pointafiemblées , ou ne font pas néceffaires.
Une belle machine en peinture fuppofe donc ungrand enfemble des parties de l’art, qui furprend &attache , comme une belle machine , dans le fens propre,fignifie l’affemblage des moyens phoifis qu’emploie laméchanique pour plaire & caufer de l’admiration. Ondit, commç je l’ai fait obferver, d’un plafond, d’une«oupole, d’une galerie peinte, d’un vafte tableau,que ce font de grandes , de belles, de fuperbesmachines ; on le dit, à bien plus forte raifon , lorfqueW peinture eft accompagnée, dans quelque grande