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De Piles confeille aux peintres l’ulàge du miroirconvexe , qui enchérit fur îa nature pour l’unité d’objetdans la vifion. Tous les objets qui s’y voyent fontun coup-d’œil & un tout enfemble plus agréable queneferoient les mômes objets dans un miroir ordinaire , t& que la nature même. Il faut fuppofer le miroirconvexe d’une mefure raifonnable , & non de ceuxqui pour être parties d’une trop petite circonférence,corrompent trop la forme des objets. Ces fortes demiroirs pourroient être utilement confultés pour lesobjets particuliers, comme pour le général du toutenfemble.
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MODE, ( fubft. ferr. \ Les modts , dans les vête-mens, font quelquefois li bifarres , & fi éloignée*de la véritable depination des hab.ts, qu’elles cachent& déguifent la nature. Il y en a même quj la gênent& la contrarient au point de la pervertir ; & quandelles ont long-temps triomphé , elles empêchent dela reconnoître , parce qu’on prend alors pour la na-,ture les changemens qu’elles y ont catifés. Qui, parexemple, dans nos villes où tous les individus ontété maniérés par l’art, n’eft pas perfuadé que la natureveut qu’on porte la tête fort droite, & les pieds endehors 1 Cependant la ftruélure & la connexion desos prouvent que telle n’eft pas là pofuion naturelledes pieds, & dans un il.jet bien conformé, on recon-naît par la difpofition des vertèbres que. la tête doitêtre légèrement inclinée. L’aûion d’avancer la poitrinegêne la refpiration ; la nature ne veut donc pas qu’elle
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