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teurs’nomrtient modèles des figures'"de terre &rc. qu’ilâébciûchent pour leur l’ervir de deflin. Cette manière des’énoncer n’eft pas exaéhe & doit tromper les leâeurs-qui ne con'noiflent point les arts. Il eft bien vrai queles<fëulptenrs font d’abord tin ou plufieurs modèlesqui ne font que des ébauches, des premières penftes,comme les peintres ont coutume de faire une pre-mière efquifle : mais le modèle d’après lequel doit êtretravaillé le marbre, bit -fur lequel doit être fait lemoule , eft' à peu près suffi termine que le fera dansïa fuite le marbre ou le bronze.- On fent que cela doitÊtre ainfi, püifque c’eft fur \e modèle que fe prendrontdes mèfures qui ferbnt reportées fur le marbre, 8c quec’eft atiffi fur le modèle que fe prendra le moule danjlequel fera fondu le bronze. On fait que les ftatuairesÉvitent, autant qu’il leur eft pofiible , que le bronzeait befoin d’un travail fait après coup, d’autant plusqu’au moins chez les modernes , ce travail eft confiéà des mains étrangères.
On lit dans le même ouvrage, que les anciens fai-foicrit leurs modèles en cire, & que 'les modernes yont fubftitué Targille • & quelques lignes plus bas ony trouve la preuve qu’ils ont employé l’argille , ainfique les modernes , & même , ce qui eft moins cer-tain-, que leurs premiers modèles ont été d’argille. Cequ’il y a de Vfai, c’eft que dans l’antiquité, comme àprcfeflt, on a fait des. modèles de cire , qu’on en afait dé terre , & que dans tous les temps on a dûpréférer la dernière fubftance, au moins pour lesgrands modèles. Il eft même vraifemblable qu’elle atoujours été généralement préférée, parce qu’elle ft.manie plus aiiement.