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Tome troisième.
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S'il y a des antiques d’un rang inférieur, c’eftqu’elles pechent par la proportion ou par la beauté de»formes : on n’a donc pas enlevé précil’ement par toutce qu’il falloit de marbre pour produire ces forme»& ces proportions. La plus belle ftatue poflible eftdans le bloc de marbre qui entre dans l’attellicr dufculpteur : s’il ne fait pas en tirer cette ftatue , c’eftqu’il n’a pas l’habileté d’enlever avec précifion cequ’il faut du marbre qui la cache; c’eft qu’il ôtetrop ou trop peu de marbre. Si M. de Jaucourt ac-corde que des artiftes modernes ont fait de belle*ftatues, ils n’ont donc pas enlevé plus de marbrequ’il ne falloir; &: fi l’on voit des ftatues médiocres,il ne faut pas fuppofer que l’artifte ait, par mal-adreffe , enlevé trop de marbre ; mais qu’il n’avoit dan»la penfée qu’un modèle mtdiocre , duquel a réfulté unmédiocre modèle en argille, d’après lequel il a fait unemédiocre ftatue.

Il fe peut que les anciens différaflent en quelquechofe des modernes dans la manière de travailler lemarbre d’après le modèle ; mais cette différence devoirêtre peu importante, & fans doute le réfultat étoitle même. Les modernes eux-mêmes ont, à cet égard ,changé plufieurs fois de p"océdé. Voici comme M, Fal-conet décrit en abrégé celui qui eft maintenant enufage.

» On place deux chaffis pareils , marqués de divifions» femblables, l’un au-deffus du marbre, l’autre, au-» deffus du modèle , on y poiè un fil avec un plomb* attaché au bout, fur chaque face du chaffis ; ces fils» tombant jufqu’au bas de la figure, parcourent le» chaffis à yolontép on préfepte horizontalement une