yi8 'MOU a
au-de(Tu« des génies humains, par la manière fière &terrible avec laquelle il a fait mouvoir fes favanrcsfigures. C’cft par cette fimplicité naïve, cette préci-fion des mouvement les plus doux , & en même teinsles plus vrais, que l’Albane feu! a mérité le nomde peintre des grâces. Enfin, c’efl par la juftefle desmouvement que le divin Raphaël a fu caraélérifertoutes les aflions de l’homme : par le choix exquijde les attitudes, il a exprime avec une étonnante vé-rité les pallions depuis les plus véhémentes julqu’auxplus tranquilles. La facilité mervcilîcufe avec la-quelle il a fu , dans cette partie, foumettre l’art àtoutes les nuances de la nature , ne lui fera fans doutejamais rencontrer d’cgal.
Si l’on entend par mouvement , l’art de donner à lafigure humaine l’attitude néceffaire pour qu’elle netombe pas, &: que le centre de gravité foit placéde manière que la figure puilfe fe l'outenir aifementalors le fens du mot mouvement eft autre que celuique nous avons traité dans cet article , & l’on doiten trouver l’explication au mot pondération , qui eftl’expreflion technique. Les régies de la pondérationfont immuables & géométriques ; celles du mouve-ment , au contraire, fe puifent dans le bon goût, legénie, & furtout le jugement de l’artifte. Léon-üaptijlt Albcrti, Léonard de Vinci, 9 ont favamnienttraité des loix de l’équilibre par rapport aux mouve-ment du corps humain ; c’eft furtout dans leurs ou-vrages qu’on trouvera tout ce qu’il faut apprendrefur cette partie élémentaire du deflin. ( Article dtM. Robin. )