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Tome troisième.
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fclciu, quand elles font dans un lieu propre à lerecevoir. ( Article extrait de Felibien ).

MOYENS, ( fubft. mafe. ) Faire qu’un feul planrepréfenre un grand nombre de plans multipliés ,qu’un petit nombre de couleurs expriment toutes" lescouleurs de la nature , que ce qui eft plat fcmble s’ar-rondir , qu’une fubftance dure offre la molleffe deschairs, le moelleux des étoffes , la liquidité des eaux,la fluidité de l’air, &c. c’eft produire de grands effetspar des moyens difproportionnés; & c’eft cette difpro-portion des moyens & de leur produit qui contribuebeaucoup aux plaHirs des fpeélaceurs.

Il ne fuffit donc pas que la nature foit parfaitementimitée, il faut encore que cette imitation, pour nousplaire, foit produite par des moyens dont on n’auroitpoint attendu de fi grands effets. Les ouvrages en.cire offrent affurément une imitation plus exacle dela nature que ne peut le faire la peinture; cependant'Ils piaffent beaucoup moins. De la fculpture peinte-fait un illufton plus parfaite que celle qui confervela couleur de la pierre , & cependant elle caufe uneîmpreffion moins agréable. Ces exemples prouvent quece n’eft point parce qu’une imitation produit une illu-sion plus complette , & approche davantage de levérité qu’elle a droit de nous plaire, mais parce quefes effets font produits par des moyens dont on neéevoit pas attendre de fi beaux réfulrats. Si les moyensfont greffiers, peu induftrieujc , ou même feulementtrop faciles , leur produit-ne nous caufe aucune fur-»priée : pour nous plaire, il faut nous étonner. ( Articlerfe M. L E V £ S ç U £. ) '

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