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honorera toujours l’Allemagne là patrie. Il aimoit lesarts, îl en étudioit les ouvrages, fur tout ceyx quinous relient de l’antiquité ; mais il ne les avoit pascultivés : c’efb dire affea qu’il a fait de ces fautes qujdoivent échapper aux gens de lettres, lorfqu’ils parlentdes arts fans les avoir pratiqués. Ces erreurs que lesartilles apperçoivent aifement, ne peuvent avoir poureux aucun danger : mais comme c’cll une foibleffe na-turelle aux hommes de le plaire à découvrir les fautesd’autrui, & de le relever eux-mêmes à leurs propresyeux en méprilant ceux qui les ont commil’es, il ellarrivé que les profelïeurs de l’art ont cherché à dé-grader le mérite de Winckelmann. Il auroient ddconfidérer qu’en lui ôtant fes erreurs, occafionnéespar le défaut de quelques connoiffances qu’il n’avoitl pû acquérir, & quelquefois par l’exaltation de fbnefprit, il lui relie des richelles folides & qui luiappartiennent en propre. Les artilles profiteront tou-jours beaucoup de la leûure d’un écrivain qui avoitun amour ardent pour le beau , & qui, dans toutesles pages de fes écrits, cherche toujours à l’infpirer.Il leur feroit très utile, quand même il ne feroit queréchauffer en eux cet amour que jamais ils ne doiventlaiffer éteindre, qu’ils doivent entretenir & ranimerfans celfe. C’elt pour eux le feu facré des Vellales.Aucun écrivain n’a mieux parlé du beau daps l’art queWinckelmann ; c’ell une jullice que lui a renduM. Falconet, qu’on n’accufera pa3 d’être for. flatteur.
Winckelmann a oblervé, que, dans.la repréfentationdes divinités, les artilles de la Grèce, ont toujourseu loin d’exprimer la beauté & de l’affocier à la jeu-^effe. Ils ne le font pas même permis de donner le