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que les deux autres. Il avoir pour lui des autorités:nous apprenons de Servius, que les uns donnoientun feul œil à Polyphêmc, d’autres deux, & d’autrestrois. L’artifte devoit fuivre la fuppofition qui lui étoitplus favorable : mais dans l'ablence de toute autreautorité, il en avoir une rcfpeélable dans la loi defon art, qui lui impofoit de ne pas fouiller fon ou-vrage par une difformité.
Diane. Le poëte Callimaque raflemble fur cetteDéefle plufieurs traits qui doivent être recueillis parles peintres. Elle obtint de Jupiter une virginité éter-nelle, un arc , des flèches, & l’habit retrouffé deschaflereffes, qui ne defccndoit que jufqu’aux genoux,Ses armes & fa ceinture étoient d’or, ainfi que fonchar tiré par des cerfs, qu’elle conduifoit avec desrênes d’or. .
Malgré la fable de fon commerce furtif avec Endy-tnion,on doit, à l’exemple des anciens, indiquer lavirginité perpétuelle par un fein virginal. Plus quetoutes les autres Déeffes, elle aura la forme & l’aird’une vierge , fans en avoir la timidité. Elle eft ordi-nairement repréfentée au milieu de fa courfe -, fon re-gard vif & alfuré porte au loin devant elle, & fixe laproie qu’elle veut atteindre. Sa coëfFure eft le corym-bos , c’eft-à-dire que fes cheveux relevés de tous côtésau-deflus de fa tête, forment un nœud par derrière.Cet ajuftement , qui eft celui des vierges, eft enmême tems commode pour une chafferefle. Sa têten’eft pas ceinte du diadème furmonté d’un croifïant;elle ne porte enfin aucun des ornemens que lui ontdonnés les modernes; mais fi les modernes ne font