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Tome troisième.
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bouche, ce qui prouve ce que -j’ai déjà dit, que c’eftla partie qui, de tout le vifage, marque plus parti-culièrement le mouvement du cœur : car il eft à ob-ferver que lorfqu'il fe plaint, la bouche s’abbaiffe par“les côtés; que quand il eft content, les coins de labouche s’cle.ent en haut,- ik que s'il a de l’averfion,la bouche le pouffe en avant & s’élève par le milieu.

Chapitre I. Admiration Jimpie. Cette pajportne caufant que peu d’agitation, n’altere aufli que trè*peu les parties du vifage ; cependant le fourcil s’élève,l’œil s’ouvre un peu plus qu’à l’ordinaire, la prunelleplacée également entre les paupières, paroit fixée versl’objet ; la bouche s’entrouve & ne forme pas de chan-gement marqué dans les joues.

Chapitee II. Admiration avec étonnement. Lesmouvemens qui accompagnent cette paffion ne fontprefque différens de ceux de l’admiration fimple qu’ence qu’ils font plus vifs & plus marqués : les fourcilsl’ont plus élevés, les yeux plus ouverts, la prunelleplus élevée au-deffus de la paupière inférieure eft plusfixe, la bouche eft plus ouverte, & toutes les partiesfont dans une tenfion beaucoup plus fenfible.

Chapitre III. La tranquillité. Comme nousavons dit que l’admiration eft la première & la plussempérée de toutes les pajjions , & celle où le cœurfgnt le moins d’agitation, le vifage reçoit auffi fortpeu de changement en toutes les parties, & s’il yen a, il n’eft que dans l’élévation du fourcil ; mais ilaura les deux côtés égaux. L’œil fera un peu plus ou.