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doit occuper d’abord l’architede. Ce mot fite, adoptédans la langue des arts , vient de l’Italien fila : illignifie la fituation , i’affiette d’une con-rée. Il eftaifé de lentir que de cette première alfiette plus oumoins favorable à l’art, doit dépendre, en g-andepartie , le fuccès da tableau. Les fines doivent êtrebien liés & bien debrouilés par leurs formes ; enforteque le fpeclateur puifle juger facilement qu’il n’y atien qui empêche la jondion d’un terrein à un autre,quoiqu’il n’en voye qu’une partie.
Les fîtes les plus variés font en même temps lesplus heureux : mais fi le peintre eft obligé d’adopterun fite plat 8c uniforme, il lui refte ia rcffource dele rendre agréable par la difpofttion d’un bon clair*obfcur, & la richeffe d’une belle couleur. Il doits’attendre à trouver le fpedareur d’autant plus difficilefur ces parties de l’art, qu’il trouvera moins d’objetsattrayans dans la compofttion.
L’un des moyens les plus puiffans de faire valoirun fine , de le varier , de le multiplier en quelqueforte fans changer fa forme, c’eft d’y répandre d’heu-reux accidens.
On appelle accident en peinture l’interception quife fait de la lumière du foleil par quelque nuage ,ou par quelqu’autre obftacle que le peintre fuppol'e.Les accidens diftribuent fur la terre la lumière &l’ombre fous toutes fortes de formes, fuivant la forme?& le mouvement des obftacles qui arrêtent les rayonsdu foleil. On en voit journellement des exemples dansla nature , & ils font fi variés qu’on peut les regarderen quelque forte comme arbitraires „• le peintre enpeut difpofer à fon gré, fans avoir d’autres ioix que«elles de fon génie.