P A Y 2 ?
L’étude du ciel eft trés-effentielle au payfagifte. Lacouleur du ciel eft un bleu qui devient clair à me-fure qu’il approche davantage de la terre; c’eft queles vapeurs qui font entre nous & l’horifon , étantpénétrées de la lumière , la communiquent plus oumoins aux objets, fuivant qu’ils font plus voifins ouplus éloignés.
Il faut obferver que, vers le couché du foleil ,Ja lumière étant jaune ou rougeâtre , communiquede cette teinte aux vapeurs, altère le bleu du ciel,& lui donne une teinte plus ou moins verdâtre.
Cette obfervation efl: generale : mais il en eft beau-coup d’autres qui ne peuvent fe faire qu’en confidé-rant afftdument la nature. C’eft ainft qu’on âppercevrades nuages teints d’un beau rouge quoique frappésd’une lumière d’un jaune très vif, & différentes nuéescolorées d’un rouge different, quoique toutes frappéesd’une même lumière. Cet effet fe remarque lurtoutau déclin du jour , à l’approche d’un orage, ou quandun orage vient de fe diffiper.
Le caraélère des nuages eft d’être légers & aeriensdans la forme & dans la couleur; & quoique lesformes en foient infinies, il eft utile de les étudierdans la nature. Pour les repréfenter minces, il fautles peindre en les confondant légèrement avec leurfond, furtout aux extrémités, comme s’ils éroienttranfparens: pour les repréfenter épais, il faut que lesreflets y foient ménagés , de maniéré que, fans perdreleur légèreté, ils paroifl'ent tourner & filer avec lesnuages voifins.
Quoiqu’on voye dans la nature da petits nuagesmultipliés & détachés les uns des autres, cet effet