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Tome quatrième.
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eft mefquïn dans l’art. Si l’on introduit de ces petitsnuages dans un tableau , M faut les groupper âermanière qu’ils ne faffent qu’une mafle.

Le caraélère du ciel eft d’être lumineux, &: commeil eft la fource de la lumière , tout ce qui eft furla terre lui doit céder en clarté. S’il y a cependantquelques chofes qui puiffent approcher de la lumière ,ce font les eaux & les corps polis qui font capablesde recevoir des effets lumineux.

Mais le ciel ne doit pas être brillant partout : laplus grande lumière doit être ménagée dans un fouiendroit-, on la rendra plus fenfible, en l’expofant àquelqu’objet terreftre qui en relevera la clarté parfa couleur plus obfcure.

Cette lumière principale peut encore être rendue*plus fenfible, par une certaine difpofition de nuages rpar le moyen d’une lumière fuppofée , ou qui peut êtrerenfermée entre des nuées dont la douce obfcurité ferainfenfiblement répandue de côtés & d’autres. On a de-beaux exemples de ces effets chez les peintres Fla-mands qui ont le mieux entendu le payfage.

Les lointains font plus obfcurs quand le ciel eftplus chargés plus éclairés quand il eft plus fereinquelquefois iis confondent avec lui leurs formes &leurs lumières. Les nuages font moins élevés que lesplus hautes montagnes , & l’on en voit les fommetss’élever au-deffus d’eux. Les montagnes couvertes deneige font naître dans les lointains des effets pittoreC-ques ; mais qui ne peuvent être' rendus que par lespeintres qui les ont obfervés.

Les lointains font ordinairement bleus à caufe d®-