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fient qifun tel deffein ne peut être exécuté dans larepréfencation d’une feule figure , parce que la pein-ture ne peut repréfenter qu’un feul inftant, & quel’expreffion de ces pallions diverfes exige des inftansfuccelîifs, '
Entre les ouvrages célèbres de Parrhafius* on diftin-guoit fur tout deux tableaux , chacun repréfentant unde ces foldats fortement armés que les Grecs appel-loient opûtes : l’un paroilïoit courir au combat avectant d’ardeur qu’on croyojt le voir fuer ; l’autre fedépouilloit de fes armes , & fembloït effoufflé. On peutremarquer que dès lors on ne traitoit plus guère desfujets d’un grand nombre de figures, comme du tempsde Polygnote : on préféroit les tableaux d’une ou dedeux figures, & rarement on en introduifoit plus dequatre.
Parrhafius étoit faftueux & plein d’orgueil : il dîfoitqu’il étoit le prince de l’art, & qu’il en avoit trouvéla perfeélion. Il ne fe trompoit peut-être pas en fecomparant avec les peintres de fon temps ; mais il futfurpaffé dans la fuite. Il a peint, dans fes délaffemens,de petks tableaux licencieux.
Sénèque le père a écrit que Parrhafius avoit achetéun efçlave & l’avoit fait mettre à la torture pour-repréfenter d’après lui les tourmens de Prométhée.C’eft, jè crois, une fable; mais elle témoigne que c@peintre recherchoit l’expreffion.. C’efi: ce que prouvele choix de plufieurs de fes fujets , entr’autres celuide Philoâete fouffrant. On peut conclure de fon en-tretien avec Socrate , rapporté par Xénophon , qu’ilçfi; lç premier peintrç de la Grèce qui fe foit occupé