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pcfition des conjurés. On diftinguoit entre les ouvragesdu fécond ou du feul Antiphile un très-beau fatyrecouvert d’une peau de Panthère, & un jeune hommeibufflantun feu qui éclairoit en même temps fa bouche& l’appartement ; effet qui, s’il étoit bien rendu , fup-pofe dans l’Artifte une grande intelligence du jeu dela lumière , & un grand talent à exprimer ce qu’onappelle les effets de nuit, fi la fcène fe paffoït pen-dant la nuit; ou à bien marquer la différence de lalumière artificielle & de la lumière naturelle , fi ellefe pafl’oit pendant le jour. Ces deux talens ne font pasdes parties t méprifables de la magie du clair- obfcur j& fur le peu qui nous refle des monumens de l’artantique , & des écrits qui traitoient de cet art, il fe-^roit téméraire de prononcer qu’elle ait été inconnueaux peintres de l’antiquité.
L’Antiphile nommé par Pline dans la fécondé claffe,avoir peint auffi une fabrique d’ouvrages en laine,ou des femmes fe hâtaient d’expédier leur tâche, ta-bleau qui me paroit être du genre du premier Anti-phile , puifque celui - ci peignoit en petit ; car je nefuppofe pas que ce fujet, tiré de la vie commune , fûttraité en figures grandes comme nature,
(25) Pausias, de Sicyone, d’abord éleve de Briès ,fon père , & enfuite de Pamphile. Nous avons vuqu’Apelles , éleve de Pamphile, crut que , pour ac-quérir plus de confidération , il devoit fe mettre quel-que temps fous la difcipline des maîtres de Sicyone,& voilà qu’un peintre de Sicyone entre à grands fraisdans l’école de Pamphile. C’eft une de ces nombreufesdifficultés qui fe trouvent dans l’hiftoire de l’Art an-
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