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Tome quatrième.
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Cicéron aimoit les arts, il avoit vu en Grece letéOuvrages des grands Artiftes, il achetoit de cesouvrages ; je ne dirai pas qu’il eût une connoiffanceprofonde des arts ; mais il étoit ce qu’on appelle com-munément un connoiffeur ; c’en efl: affez pour la ques-tion dont il s’agit. Or il oppofe Apelles & les con-temporains , aux anciens peintres qui n’employoient<pe quatre couleurs , & qui étoient moins des pein-tres que des deffinateurs qui relevoient de quelquescouleurs leurs compofitions. j’aurai plus de confianceen fon jugement qu’en celui de Pline qui peut-êtreaimoit peu les arts, qui ne fut engage à en parlerque parce qu’il trâiroit dès fubftances employées parles Artiftes , 8c qui pèiit-être encore ne commença às’occuper un peu des arts, que lorfqu’il v fut parvenuâ la partie de fon livre où il crut devoir en parler.

On peut donc croire que peu de temps après Parrafius8c 2 euxïs, les peintres cefferent de fe contenter dequatre couleurs.

( 27 ) Phiioxeue , ëïeve de Nicomaque , fe dif-tingua par de grandes compofitions. On remarquoitfur-tout ion combat,d’Alexandre contre Darius, ta-bleau qui, au jugement de Pline ou de ceux qu’ilconfultoit , pouvoit fe foutenir à côté des meilleursouvrages de l’art. Il imita , dit le même Auteur, lapromptitude de fon maître , il inventa même desmoyens d’expédier encore davantage, & dans la fuiteoh fe piqua d’être encore plus êxpédiiif. Telle a étéauffi la marche des arts depuis leur rénaiffance. Aprèsavoir vaincu la maladreffe gothique, on fe piqua d’êtreexact 8c pur : enfuite on fe fit gloire d’ayoir une ma-