Band 
Tome quatrième.
Seite
120
JPEG-Download
 

120 P E I

notre ere , fous la 134 e . olympiade. M. Faîconet s’eftapperçu que cette époque des éditions de Pline étoitfautive, V, fes notes fur le 35 e , livre de Pline.

Cet artifte a confulté le manufcrit de Pline de labibliothèque de Sainr-Perersbourg • on y lit olympiade,centefimà quinquagejrmâ prima. Je trouve en margede l’édition de Pline de Dalechatnp la leçon d’unautre manufcrit qui porte olympiade fcilictt quinquargeftma prima. Il eft bien certain qu’Euphranor n’a puvivre dans la ji e , olympiade ; il eft donc clair quele mot fcilicet a pris la place de centcjimq, & que cemanufcrit s’accorde avec celui de Saint Petersbourgpour placer Euphranor fous la 151 e . olympiade.

La vérité de cette leçon eft prouvée par le récitde Pline. Il raconte qu’Attale voulut acheter de Niciasun de fes tableaux. Il eft au moins très probable que,cet Attale, amateur des arts, étoit le même qui ré-gnoit du temps de la prife de Corinthe., & qui mitun très haut prix à un tableau d’Ariftfde de Thebesqui provenoit du pillage de cette ville & que Mum*mius retira. Corinthe fut détruite 146 ans avant notre!ère, la troiflème année de la 158 e . olympiade,

Nicias fleurilfoit donc à peu-près 140 ans avant notreère; & parconféqirent Euphranor, maître d’Antidote ,dont Nicias étoit l’é'eve, pouvoit jouir de toute faréputation à-peu-près 36 ans plutôt, c’eft-à-dire 176ans avant notre ère,, ce qui répond à la première an-née de la 151 e . olympiade. La leçon des éditions dePline doit donc être corrigée d’après les manuferitsque nous avons cités , & d’après le réçit de Plinelui-même,

Quintilien après avoir parlé des plus grands psi.n-