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très de l’aatiquîté, 8c d’Apelles lui-même, nommaenfin Euphranor , qu’il regarde comme ayant portél’art au plus haut degré de perfeéljon -, il entre enfuit®dans le détail des orateurs Romains , & finit par nom-mer Cicéron qui parvint à la perfeélion de l’art ora-rtoire & qu’il compare à Euphranor. Il réfulte de cepaffage que l’art de peindre n’étoit pas encore parfaitdu temps d’Apelles , 8c que c’e.ft Euphranor qui 1®premier a réuni toutes les parties qui complettent faperfeélion , comme Cicéron a réuni le premier, chezles Romains, toutes les parties qui complettent l’élo-quençe. At M- Tullium non ilium habemus Euphra-norem circa plurium artium fpecies prœflnntem, fed inomnibus, quœ in quoque laudantur , eminçntiffï'mum ?
( Inft. Orat. 1. iz. c. io. ) Cette, ofifervation a été faiteavant nous par M. Falconet. ...
Jamais artifte ne fut plu^ docile r.i plus laborieux.qu’Euphranor. Peintre & ftatuaire , il excelloit dans,tous les genres, & étoit toujours égal à lui-même. Ilparoiffoit avoir exprimé le. premier la dignité deshéros & avoir atteint à l’entière perfection. C’eftau moins ce que dit Pline s’il fapt entendre par lemot fymmetria qu’il emploie, ce qqe nous entendonspar proportion : mais je foupçonne qu’il y a dans la.fignificaticn de ce mot fymmetria une légère nuancequi nous échappe, & qui le diflihgue des mots çom~-.menfus, proportio. , &ç. Les nuances entre le fensdes mots qui paroiffent fynonymes feront toujours,,dans les langues anciennes, le défelpoir des favans.
Pline remarque qu’Eupbrancr faifoit les corps unpeu trop fveltes , & les têtes un peu trop fortes ; c®qui feroic un yiçe contre la proportion, 1} gft vrai que.