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fi l’on ofoit retrancher du texte le mot fed , on pour-Jvoit entendre qu’Euphranor donnoit de la fveltefle àles figures , & de la grandiofité à fes têtes ; ce quiferoit un éloge. Il avoit écrit fur la fymmétrie & fiirles couleurs.
Les ouvrages d’Euphranor dont les fujets nous ontsété conl’ervés étoient les douze dieux, des tableauxcélèbres à Ephefe repréfentant Ulyffe , qui contrefaifoïtla démence 8 c qui atteloit à la charrue un boeuf avectin cheval; des hommes en manteau, plongés dans laméditation ; un général qui reiriéttoit fon épée dans lefourreau ; il avoit' peint aufil les exploits des ' Athé-niens à Mantinée, ouvrage plein d’enthoufiafme, uneJunon , dont on admiroit la chevelure, & l'ous un por-tique d’Athenes, la démocratie , le peuple, & Théfée,Je ne fai fi c’eft ce Théfée qu’il comparoit avec celuide Parrhafius, difant que le lien était nourri de rofe*&c l’autre de chair,
x ( 40 ) Cydias de Cythnos. On ne peut apprécierfon talent que par le haut prix qu’Hortenfius mit àl’un des tableaux de ce peintre , & par l’honneurqu’Agrippa fit à ce même tableau en le dédiant fous,le portique de Neptune , en mémoire de fës viéloiresnavales. Il reprélentoit les argonautes. Les peintresdurent à Cydias une nouvelle couleur rouge : cettedécouverte lui fut luggerée par de l’ochre demi brûléequ’il trouva dans une boutique eonfumée par le feu,
(41 ) Heraciidr de Macédoine, avoit commencé,comme Protogenes , par peindre des vailfeaux , &s’il ne parvint pas au talent de Protogenes, il s’éleva