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livres de notre monnoie. Unefomtne.fi confidérable,donnée à un peintre vivant pour deux tableaux , prouveque l’artifte jouiffoit d’une haute réputation, & quel’art ne paffoit pas encore pour avoir dégénéré dansles derniers temps de la république Romaine : car onâuroit pu fe procurer, des. tableaux anciens au même,prix. La Médée de Timomaqué, a été célébrée par des,poëtes Grecs , dont les pièces font dans l’anthologie;l’une d’elles nous apprend que çe tableau étoit à l’en.-cauftique. L’auteur mourut avant qu’il fût entièrementferminé. Une Gorgone étoit regardée comme fon chef-d’œuvre.
Peintres de Genres, .
(48) Pvreicus. Pline dit que peu de peintres me-*rîtoient de lui être préférés. Il ne croit pas que cetïrtifle fe foit dégradé en choifilfant desfujets bas, puif-qu’il s’efl: acquis un grand nom malgré l’humilité daces fujets. Il peignoit en petit des boutiques de bar*-,biers & de cordonniers, des ânes, des légumes &autres chofes femblables. Ses ouvrages.faifpient lejplus,grand plaifir , 8c étoîont payés plus chers que lesnobles & grandes productions de beaucoup d’autres.Pyreicus, par le genre qu’il avoit adopté, pourroisêtre comparé, aux peintres Hollandois. Ce qui feroiccroire que ïes anciens ne manquoient ni de couleur, -ni d’exécution , c’efl: que c es fortes d’ouvrages ne fontguere fufceptibles de plaire, quand ils font dénués deces parties de l’art. On voit qne les Grecs , ainfi queles modernes, avoient du goût pour ce s fujets, & lesinèttoient {bayent à plus haut prix que les compofuions
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