»2« PE I
(4$) OMPftAiiOR avoit été efclave de Niéias qiiSl’avoit aimé d’un amour illicite. Voilà donc, contrel’afTertion trop générale de Pline, un efclave quiexerça la peinture & qui s’y diftingua : voilà urtnouvel exemple qui prouve que le talent faifoit tairela loi. On voyoit à Meflene un grand nombre d’oia-ivrages d’Omphalion : la plupart repréfenroient desfouverains qui avoient régné dans la Melfenie.
(4 6) Âthenion, éleve de Glaucîon de Corinthe.Xa feulé raifon qui nous le fait placer ici, c’eft quePline le nomme après Nicias -, car d’ailleurs il nemarque point dans quel temps vivoit le maître niJ’éleve. Il obferve qu’on le comparoit, & qu’on lepréféroit même quelquefois à Nicias; que quoiqu’il,eût plus d’auflérité dans le coloris, il étoit cependantplus agréable dans cette auftérité même, & que cecara&ère faifoit briller fa fcience dans l’art. Il peignitdans le temple d’Eleulis Phylarque, & à Athènes uneaffemblée de femmes qu’on appella Polygynœcon. Ilrepréfenta aufii Ulylfe découvrant Achille caché fousdes habits de femme. Mais celui de tous les ouvragesqui lui fit le plus d’honneur , fut un palefrenier avecun cheval. Si cet artifte n’étoit pas mort dans fa jeu-neffe , perfonne , dit Pline ne lui feroit comparé.
( 47 ) TiMomaque de Byfance étoit contemporainde Jules-Céfar. Il fit pour ce dictateur un Ajax furieux& une Médée maffactant fes enfans, fujet condamnépar Plutarque , fans doute parce quê les Grecs nevouloient pas que l’art confacrât des aélions atroces.Céfar paya ces deux tableaux 80 talens, 360 mille