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Tome quatrième.
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^étoient amufcs, Les peintures de Fabius étoient desouvrages ou plutôt des récréations de fa jeuneffe ;celles de Pacuvius , les amufemens de fa vieilleffe :la peinture,eft-un art difficile, qui demande l’hommetout entier : elle peut procurer des inftans agréables,mais non de grands fucpès, à l’amateur qui s’enoccupe en paffant.

Soit que le furnom de Piclor ait été pris par Fabiusou qu’on le lui ait donné , il ne faut pas croire quece furnom ait été pour lui un titre de glqirê. Peut-Être même lui fut-il donné cotnrae un fobriquet,comme une forte de reproche. G’eft ce qu’on peutinférer d’un paffage de Cicéron. » Croirons-nous, dit» l’orateur, que G l’on eût fait un titre de gloires) à Fabius , homme d’une famille très-illuftre, dese s’être livré à la peinture, il ne fe feroit pas élevéjs parmi nous un grand nombre de Polycletes & de» PharraGus ? l’honneur nourrit les arts : tout lept monde eft excité par la gloire à s’y exercer : mais» ils languiffent, chez tous les peuples qui les dédai-» gnent ». ( Tufc. liv. I ). Peut-on faire entendreplus clairement que les arts étoient dédaignés chez lesRomains ?

(63) Areliius fut célébré à Rome peu de tempsavant Augufte. Son nom femble indiquer qu’il étoitRomain , & fa profeffîon , par la raifon que nous ve-nons d’établir , qu’il étoit d’une naiffance obfcure. Lacélébrité que Pline iui accorde prouve qu’il avoit dutalent ou qu’il paffoit pour en a,voir. Le même écri-vain lui fait un dur reproche d’avoir repréfenté les«iéefîes d’après les objets paffagers de fes amours, &