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Tome quatrième.
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d’avoir fait autant de portraits de courtifanes quede tableaux : pourquoi n’avoit-il pas fait le mêmereproche aux plus grands artiftes de la Grece ï

(64)Ludius,, contemporain d’Augufte. C’étoit unpeintre de vues, de marines, de payfages, qu’ilaccompagnoit de figures. Il imagina le premier depeindre fur les murailles , des maifons de campagne *des portiques , des bois facrés , des forêts , des col-lines, des étangs, des cafcades, des fleuves, des ri-vages. Il y repréfentoit des gens qui le promenoient,d’autres qui naviguoient, d’autres qui, fur des ânes-ou fur des voitures , fe rendoient à des maifons decampagne. Il peignoit des pêcheurs, des oifeleursdes chaffeurs , des gens occupés de la vendange ; onvoyoit dans fes tableaux des hommes porter des fem-mes fur leurs épaules dans des avenues marécageufèsqui conduifoient à des maifons de campagne. Il pei—gnoit auffi des ports de mer. En général: fes inventionsétoient fines & agréables.

(6'y) Quintus Pédius. Voilà un peintre romainou du moins nn éleve de peinture , d’une naiffancetrès-rlluftre. Il étoit petit-fils de C. Pédius , hommeconfulaire & décoré des honneurs du triomphe, queJules-Céfar avoir nommé fon héritier conjointementavec Augufle. Comme il étoit muet de naiffance ^ MeP»fala l’orateur, de la même famille que l’aïeul du jeunehomme , confeilla de lui enfeigner la peinture , &cet avis fut approuvé par Augufte. Pédius faifoit déjàde grands progrès lorfqu’il mourut. Cet exemple neprouve pas que la peinture, confidérée comme pro^

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