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Tome quatrième.
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(67 ) Turpiiius , chevalier Romain , natif de Vé-nétie. On voyoit de lui de beaux ouvrages à Vérone,Il peignoir de la main gauche.

(68) Antistius Labeo avoit été préteur &même proconful de la province Narbonaife. Ilfe faifoitgloire des petits tableaux qu’il peignoit : mais cetalent dont il tiroit vanité, & qui paroît n’avoir pasété conlidérable , ne lui attiroit que des rifées & dwmépris. I) mourut fort âgé fous Vefpafien.

(69) Cornélius Praus peignit'dans le temple d®l’honneur & de la vertu que Vefpafien fit rétablir.

(70) Accius Priscus exerça dans le même templ®fas talens pour la peinture. Il reffembloit plus aux an->,ciens que fon émule.

En parlant de la peinture chez les Romains, nousîle devons pas omettre le tableau colloffal de Néron.Cet empereur s’étoit fait peindre fur toile dans laproportion de cent vingt pieds. Ce tableau gigantefquefut brûlé par la foudre. Le comte de Caylus, & aprèslui le chevalier de Jaucourt ne pouvoient choifir plusmal que ce morceau, pour exalter l’art de peindrades anciens. C’étoit , difent - ils, une opération quaMichel-Ange eût pu feul concevoir, que le Corregaeût pu feul exécuter. Mais fi le fuccès n’a pas réponduau projet de l’opération , qu’elle bâfe refte-t-il à ces.éloges? Pline qui avoit vu l’ouvrage, dit que c’étoit;une folie de fon fiécle ; nojlrœ ætatis infaniam . Sîce n’étoit qu’une folie) fur quoi le comte de Caylus.prétend-il qu’on ne peut prefque pas douter que ce»

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