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pour la {implicite ; & leurs peintres ne mitèrentordinairement que des fujets d’une ou de deux figures,& très-rarement de plus de trois ou quatre.
Je ne crois pas que ce peuple ingénieux fe foit dé-claré (ans raifon , pour cette extrême {implicite.
Homère, dans les poèmes, avoit multiplié les per-fonnages, & les actions & même les détails de cesa&ions : mais tous ces perfonnages & toutes ces aétionsn’occupent pas à la fois l’efprit du Leéleur : il ne peutles voir que les uns après les autres à mefure qu’il litles vers du poète, 8c l’on peut dire que chacun desvers qui préfentent une aétion ou un perlonnagé eHun tableau fur lequel on peut s’arrêter : mais l’oeilembraffe une peinture toute entière, il veut être fixépar elle, & ne l’eft pas, fi elle lui offre vingt, trentecent figures, qu’il ne peut connoître d’un feul regard,& que cependant il veut connoître toutes. On a beaules groupper, on a beau par la lumière appeler l’atten-tion fur le fuj et principal ; le fpeclateur veut connoîtretout ce qu’on lui montre, & pourquoi le lui tnontre-roit-on, fi l’on ne vouloit pas qu’il le connût ? Sil’ouvrage eftbon, il ne les parcourra pas fans plaifir;mais ce plaifir fera mêlé d’une fatigue à peu-près fem-blable à celle qu’on éprouve quand on parcourt unegalerie meublée d’un grand nombre de tableaux : onveut les voir tous, on voudroit cependant s’arrêter àquelques-uns , & en même temps on eft appellé pard’autres : quelques efforts que l’on faffe , on n’a pourchaque morceau qu’une attention diffraite , & l’ongoàteroit une jouiffance plus calme & plus pure, lil’on étoit dans un cabinet où Am n’eût à voir qu’untableau feul, ou du moins un fort petit nombre detableaux.