Band 
Tome quatrième.
Seite
161
JPEG-Download
 

ÿ E ï î6p

'( 6 ) Michel -Ange Buonarrotï, né en^464 mort en 1564. Voyez ions l'école Florentine,article Ecole, ce qui concertée cet artifte. Quoi qu’ilait dit, ou qu’on lui ait fait dire que la peinture enhuile ne convenoït qu’à des femmes , il eft vrai cepen-dant qu’il a fait un aflez grand nombre d’ouvragesen ce genre. On rapporte même qu’il n’avoit encoreaucune pratique de la frefque quand Jules II luiordonna de peindre la voûte de la chapelle Sixtine :c’étoit le Bramante , fon ennemi, qui pour le faireéchouer, avoit confeillé au Pape de le charger decet ouvrage. Michel-Ange fit venir de Florence plurfleurs peintres qu’il crut capables d’opérer d’après fescartons ; mais il fut obligé de faire abattre ce qu’ilsàvoient commencé, & de fe charger feul de ce tra-vail, qu’il finit en vingt mois. Ce grand ouvrage con-fifte en neuf fujets de l’ancien teftament ; & plusbas font des figures de Prophètes & de Sybilles quin’étonnerent pas moins par la fierté du deffin & desattitudes que par leur peu de convenance avec làfainteté du lieu. Daniel de Volterrè fuc chargé dansla fuite de couvrir quelques unes de ces figures. Cefut pour l’autel de cette même chapelle que , fous lèjpontificat de Paul III, le même artifte peignit fortfameux tableau du jugement dernier.

Suivant M. Reynolds, après les produéti'oris de Ra-phaël , ce font celles de Michel-Ange que les pein-tres doivent étudier : fuivant M. Cochin , Michel-Ange,comme peintre , n’eft pas pour les peintres l’objet d’uneétude fort utile. » Ce n’èft pas, ajoute cet artifte,» qu’il ne foit très favant, & qu’on n’en puiffe .tirerparti par un grand de manièïe, & pour ces figurésTùme IF> J,