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Tome quatrième.
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P É ï

Paul III, qu’il avoit déjà peint à Ferrare, l’appelît.a Rome pour le peindre une fécondé fois. Ce dernierouvrage eft du genre des portraits qu’on appelle-hiftoriés : Le pontife y eft représenté aflis, s’entretenantavec le duc Oûave & le cardinal Farnefe. Ce fut pen-dant fon léjour à Rome que le Titien fit fon fameuxtableau de Danaë , & c’eft à l’occafion de cet ouvrage^que Michel - Ange avoua qu’on ne pouvoit mieuxcolorer que lés Vénitiens , mais qu’il étoit fâcheuxqu’ils deflinaffent fi mal. Paul III. voulut dur.ner au.fils du Titien l’Evêché de Céneda; mais le père eut làrnodeftie de ne pas croire fon fils capable de remplircette dignité.

Il fut encore chargé deux fois de faire le portraitde Charles Quint qui le fit chevalier de l’ordre dêSaint Jacques. Le peintre travaillant un jour en pré-l’ence de l’Empereur, laiffa tomber un de fes pinceauxque le prince ramalTa ; & comme l’artifle fe profter-ïioit en prononçant quelques mots d’excufe : » lé

Titien mérite bien , lui dit Charles , d’être fervis par Célar ». Ce prince voulut que le portrait du Ti-tien fut placé dans une efpèce de fri fe, avec ceuxde plufieurs illuftres perfennages de la maifon d’Au-triche.

Ce peintre paffa plufieurs années en ATemaghe. Ilfit à Infpruch, fur une même toile, les portraits dé.Ferdinand Roi des Romains , de la Reine époufe déce prince & de fept de leurs filles. Il reçut à Venifela vifre de Henri III, & le pria d’accepter quelquesUns de fes tableaux qui -fembloient lui plaire. Lemonarque accepta le préfent du peintre , mais il n«fis laiffa pas vaincre en genérofitéi