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la chapelle Sixtîne que peignoit Michel -Ange * G®corne n’a-t-il pas été imaginé par la jaloufe malignitédes Florentins t Raphaël connoiffoit déjà la manière,de Michel-Ange, puifqu’il avoit été l’étudier à Flo"tence. Ge qui eft plus vraifeniblable , c’eft qu’en-tendant les envieux lui çppofer (ans ceffe celte ma-nière, il voulut prouver qu’il n’étoit pas incapablede l’imiter. C’étoit donner dans le piège que lui ten-doient fes ennemis : il ne pouvoit jamais être plus,grand , plus admirable , qu’en continuant d’être lui-même. Son incendie del Borgo , & les autres ta-bleaux qu’il fit dans la manière du peindre Florentin,font de beaux ouvrages fans doute ; mais ils ne doi-,vent pas erre comptés au nombre des beaux ouvrages,«Je Raphaël. Leur caraélère exagéré les rend indignes^de ce maure. Raphaël reconnut bientôt fon erreur,&i ne fuivit plus que l’heureufe impulfion de fon na-_
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François I , le reftaurateur des lettres en France,& le proteéleur des arts, voulut avoir un ouvrage de*ce grand maître, & lui demanda un Saint-Michel,que le peintre fit bientôt fuivre d’une fainte famille,qu’il offrit au Roi comme un préfent. Le monarque,voulut l’attirer dans fes états, mais l’artifte fut retenuà Rome par la faveur de Léon X.
Raphaël, comme la plupart des peintres de fon,temps , ne fe contentoit pas de manier le pinceau : ■il modela un bas-relief & deux figures, dont l’unerepréfente Elie & l’autre Jonas. Ces morceaux ont étéfculptés en marbre, & fe voyent dans l’ég'ife delp Madonna del Popolo. Il exerça aulfi l’architec-,Qire, & ce fut fur fes delïïns que furent élevés 1g»