Ï7 4 P Ë i
froid & fymmétrique ; rrtais quel défaut n’eft pis èàspable de racheter la beauté du tableau inférieur !
S’il eft vrai qu’on ait formé le projet d’exécuter làtransfiguràtion en mofaïque , on conftoiffoit d’avahcèles défauts de la cotnpofition ; oli favoit d’avanceque cet ouvrage u’étoit pas entièrement terminé. Si jen le voyant de près, on a remarqué quelque figuréébauchée par un élévë d’après les defiins du maître,que-Raphaël n’avoit pas eu le temps de retoucher;ce n’étoit pas une raifon pour abandonner le projetjpuifque la manoeuvre différente de la mofaïque auroitèn partie effacé ce défaut qui feroit devenu entière-ment irifenfible par là hauteur à laquelle cettèmofaïque devoit être placée. Enfin les juges quiproferivirent alors le tableau a voient-ils des connoif-i'ances fiipétieures à celle de tant d’Artiftes qui fêfont fait hiffer dans l’églife où ii eft piacé pour l’étu-dier de près ?
Le jugement qtie Mengs a porté fur quelques par-ties de ce tableau ne fera pas ici déplacé. » Le co-» Içtis ën eft très beau, dit-il , dans quelques par-» ties, înais non pas dans toutes; les hommes en» font mieux colorés que les femmes. Je crois même>> qu’il y a des figures qui ne font pas de Raphaël;» par exemple , le démoniaque ê>: tout ce grouppe oùjs> l’on reconnoit le pinceau timide de Jules-Romain.» Les têtes des apôtres du côré oppofé ont été toutes» retouchées par Raphaël , & l’on y recorinoît lay> touche hardie & vigoureufe du maître ; cependant>5 il y règne une égalité de tons qui rend i es chairs» dures’& léchés. Raphaël ai dit pour règle générale>5 d’épargner les couleurs jaunes &: rouges.. Il entenp