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Tome quatrième.
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de Raphaël & des antiques perfèftionnerent Ton talentfins améliorer (a fortune.

C’étoit le temps où François I cherchoit à fe pro-curer des tableaux des meilleurs peintres d’Italie. Ut»Chrift mort qu’André fit pour, ce Prince, reçut enFrance les éloges qu’il méritoit ; André , miférabledans fa patrie , conçut le defir de venir chercher unesmeilleure fortune auprès d’un fouverain qui récompen-foit magnifiquement les arts. Ses defirs furent fatis-faits : il fut mandé en France, où il avoit foutenupar un fécond ouvrage l’idée favorable qu’il avoit inf-pirée.. Défrayé de fon voyage & de toutes Ces dépenfespendant fon^féjour , logé, meublé, hien payé de lestableaux, encouragé par des gratifications, goûté du.Prince , applaudi des courtifans, admiré pour fes talenspittorefques, chéri pour les agrémens de fa converfa-tion, il pouvoit être heureux , s’il n’eût pas regrettéfon pays & fon époufe. Il prétexta des affaires do-roeftiques qui exigeoient là préSence dans fa patrie,promit d’être bientôt de retour , de ramener fa femmeavec lui, & de rompre tous les liens qui l’attachoientà la Tofcane. L’offre d’acheter pour le Roi. en Italiedes tableaux & des liâmes, lui. fit obtenir aifementla permifiion, de s’abfenter , & le Prince lui confiaune Tomme confidérable pour payer les morceaux qyliljugeroit dignes d’être envoyés en France. Mais renduà fes amis & à fon époufe , André oublia les foinsde l’avenir, fes engagemens, & même les devoirs dela probité, & eut l’imprudence de dépenfer en fêtes& en plaifirs, non-feulement fes épargnes, mais l’ar-gent même qu’il n’avoit reçu que pour en rendracompte.. Il trouva dans la milêre la peine de fa faute

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